La France est un drôle de pays. Je le savais déjà cela dit. Mais je viens, une fois de plus, d’en avoir la preuve…, et à mes dépends !

Pas drôle dans le sens « Ahah » … quoique, une personne dotée d’un sens de l’humeur particulièrement aiguisé pourrait peut être trouver ça drôle. Non. Drôle dans le sens bizarre, incohérent, illogique.

Mais avant de vous exposer les faits, j’ai deux questions à vous poser.

1ère question : Le samedi en fin de matinée, vous recevez un courrier à retourner, complété, dans les plus brefs délais. Quand pensez-vous le renvoyer ? (en sachant que les bureaux de poste sont fermés le samedi après midi et le dimanche toute la journée, et que Edwige, votre chouette des neiges, est en vacances prolongées.)

2ème question : Etes-vous du genre à vous souvenir d’un rendez-vous que l’on vous a fixé un mois auparavant ? En sachant que :

a/ Il a été convenu que vous n’aviez pas vraiment à vous rendre à ce rendez-vous.

b/ Le courrier censé vous confirmer et vous rappeler la date et l’heure du rendez-vous auquel vous n’étiez pas vraiment censé vous rendre ne vous a jamais été envoyé ?

Réfléchissez…

Et voici les bonnes réponses :

Réponse 1 : Lundi matin, dès que je serai douchée et présentable, et que les filles du bureau de poste le plus proche auront fini de boire le café dans l’arrière salle (une bonne privatisation, voilà ce que ça mérite !)

Réponse 2 : Euh … Quel rendez-vous ??

Donc… On est bien d’accord, j’ai renvoyé le courrier hier matin, et je ne me souviens pas du rendez-vous fixé il y a un mois auquel je n’étais pas censée me rendre de toute façon !

Sauf que oui mais non…

La France et moi, et la France et vous aussi de toute évidence, on ne réfléchit pas de la même façon !

Parce que le courrier reçu à mon domicile samedi 03 octobre au matin devait être reçu dans les temps (c'est-à-dire avant le 6) chez l’envoyeur afin que le versement de mon RS@, prévu pour le 6 donc, ne soit pas bloqué. Mais ! Comment un courrier arrivé le samedi 3 peut-il être retourné et reçu chez l’envoyeur le mardi 6 ??? Une idée ? Non parce que je suis preneuse là maintenant tout de suite !

Résultat : on est le 6, le courrier est parti hier, il arrivera demain, et je n’ai pas mon versement du mois…

Passons au problème 2, encore plus tordu !

Le 31 août, un conseiller du P**** E**** me fixe un rendez-vous pour le 29 septembre. Sauf que :

a/ Il ne le mentionne pas.

b/ Il me dit que je recevrai un courrier courant septembre pour m’informer de la date et de l’heure du prochain rendez-vous.

Et,

c/ Il me dit que, puisque je ne cherche pas d’emploi dans la région et qu’il n’y connait rien à mon secteur d’activité, je n’aurai pas à me rendre au rendez-vous et que l’on fera simplement, à la date et l’heure du rendez-vous fixé, un point par mail. Ok !

Sauf que… Une fois de plus, y’a une cou*lle dans le potage !

Parce que :

a/ Comme il n’a pas mentionné le rendez-vous du 29 septembre, je ne m’en souviens pas !

b/ Comme je n’ai pas reçu de courrier me rappelant le rendez-vous du 29 septembre, je ne m’en souviens pas non plus !

Et,

c/ Comme, de toute façon, je n’étais pas censée me rendre au rendez-vous du 29 septembre et que je n’ai toujours pas reçu de courrier de leur part, je ne m’inquiète pas plus que ça.

Résultat : nous sommes le 6 octobre et aujourd’hui :

a/ Je n’ai pas touché mon RS@ (voir problème 1)

b/ J’ai reçu un courrier du P*** E***** m’informant de mon éventuelle radiation pour cause de non présentation au rendez-vous fixé le 29 septembre…

Et là, excusez-moi, mais je pète un câble !!!!! Parce que, de qui se fout-on ???

Conclusion :

J’ai passé la matinée à m’excuser auprès de services incompétents pour des fautes dont je ne suis pas responsable. Mais, comme il ne faut SURTOUT PAS les laisser penser qu’on les prend pour des demeurés (ce qu’ils sont vraiment entre nous), j’ai dû faire mon mea culpa et présenter mes plates excuses aux personnes concernées pour :

a/ N’avoir pas été capable de faire en sorte qu’ils reçoivent avant le mardi un courrier arrivé à mon domicile le samedi précédent.

b/ Ne pas m’être rendue à un rendez-vous auquel il était convenu de ne pas se rendre…

Bizarre, incohérent, illogique, voilà le monde dans lequel nous vivons !